Pourquoi ce blog?

"C'est un livre de bonne foi,..." Montaigne


Il y a quelques année, Tahiti m'a accueilli une nouvelle fois sur son sol. Après un intervalle de plus de trente ans, j'y ai retrouvé les mêmes bonheurs, mais aussi les mêmes faiblesses. Dans mon domaine d'expérience, l'activité économique, peu avait changé. A première vue, les entreprises dominantes étaient devenues plus dominantes et l'accès à l'emploi plus difficile.

J'ai partagé mes observations avec des amis, au sein ou à l'extérieur de l'Institut Économique de Tahiti. J'y ai souvent trouvé un certain fatalisme, qu'il s'agisse de privilégiés ou de laissés pour compte. Nous étions loin; nous étions isolés; il fallait faire le mieux possible avec ce que l'on a.

Pourtant j'ai l'impression que les opportunités sont nombreuses, que des projets pourraient fleurir dans notre beau fenua, qu'il ne manque pas grand chose, à condition que chacun le comprenne et y mette du sien.

Cette façon de penser, un peu transverse avait un porte-parole, le magazine "Tahiti Pacifique", aujourd'hui disparu. Il y avait deux quotidiens dont l'un est sur le point de mourir. La presse était tuée par le virtuel. 

Pour partager ses idées, il faut donc s'adapter, ouvrir un compte sur un réseau social, occuper l'espace public en organisant des manifestations ou se lancer en politique.

Ce pays m'a donné le bonheur d'y être accueilli. Je ne prétends pas le connaitre suffisamment pour vouloir représenter ses habitants: pas de politique, donc. Les manifestations sont des occasions d'exprimer une colère ou un espoir collectif. Y être nuancé est impossible. Pas de manifestation non plus. Enfin, je reste réservé sur les réseaux sociaux: leur métier est de maximiser leur audience. Pour cela, ils doivent renforcer les communautés en proposant des thèmes proches des centres d'intérêts des clients, appuyer le sectarisme en privilégiant les informations qui plaisent à chaque participants. Il ne faut pas le leur reprocher. Ils ne s'en cache pas.

C'est pour éviter tout cela et néanmoins partager mes idées que j'ai choisi de mettre en ligne mon propre blog. Bien sûr, je ne suis pas naïf: les moteurs de recherche choisiront ou non de le mettre en avant selon leurs critères dont la seule boussole est l'audience. C'est pourquoi j'espère que "radio cocotier" fonctionnera et que, si vous êtes intéressés, vous partagerez avec vos amis.

Pour terminer ce message déjà trop long, un avertissement. De ma position un peu à l'écart de la vie active, je peux observer, je peux chercher à analyser et à comprendre, afin de donner corps à quelques idées. Notre pays est pauvre en données. l'"open data" n'est pas encore la règle. Les indices sont parfois faibles. Je peux me tromper dans mes conclusions. Je recevrai donc avec beaucoup d'intérêt vos commentaires, surtout s'ils apportent la lumière d'un fait que j'avais ignoré. bien sûr, je publierai ces commentaires sauf s'ils ont un caractère hors sujet ou offensant.

Pour ma part, j'essayerai, dans la mesure du possible, de ne jamais faire un reproche ou une attaque personnelle. Parfois cependant c'est la fonction qui peut être l'objet de critiques, jamais la personne. Si quelqu'un, malgré tout, se sent touché à titre personnel, qu'il n'hésite pas à le faire savoir. Nous essayerons alors de trouver ensemble le ton juste qui m'aurait manqué.


Mauruuru e a tai'o maita'i!
Merci et bonne lecture!

Patrick@fincker.net